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Un jour, une création : 21 octobre 1784, Grétry sent son cœur qui bat, qui bat. Il sait très bien pourquoi

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20 octobre 2020
Un jour, une création : 21 octobre 1784, Grétry sent son cœur qui bat, qui bat. Il sait très bien pourquoi

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Grétry est déjà l’auteur d’une grosse trentaine d’œuvres lyriques lorsque Michel Jean Sedaine, l’un des principaux dramaturges et librettistes de l’époque, fait appel à lui après que le compositeur Pierre-Alexandre Monsigny ait refusé de mettre en musique sa nouvelle œuvre, Richard Cœur de Lion. Cet opéra-comique est la chance de Grétry, lui-même déjà fameux. Il lui donne un argument fabuleux pour développer ses dons mélodiques : des ensembles, de l’action, du mélo et du sentiment, avec un happy end qui donnera de la matière aux royalistes après 1789, lesquels entonneront souvent l’air du fidèle Blondel, « Ô Richard, ô mon roi ! » en signe de ralliement.

L’intuition est bonne : malgré quelques péripéties d’usage, dont une extinction de voix du rôle-titre, la première, à la Comédie-Italienne de Paris voici 236 ans, est un triomphe mémorable qui ne se démentira pas pendant des décennies. De quoi gonfler le cœur du compositeur. Et les aspirations des deux auteurs de Richard Coeur de Lion, qui essaieront de proposer d’autres versions qui ne recontreront pas le même succès. D’ailleurs, malgré le temps qui passe et avec lui les modes, c’est cette partition de Grétry qui est peu ou prou restée à l’affiche, contrairement à presque toutes les autres œuvres de Grétry, à part peut-être Guillaume Tell ou Zémire et Azor. Il est vrai que la postérité n’a pas toujours rendu justice au talent de ce maître liégeois de l’art lyrique qui mérite bien sa belle statue devant l’Opéra Royal de Wallonie.

Pourtant, même si vous n’avez jamais écouté un opéra de Grétry, et spécialement pas celui-ci, vous en connaissez néanmoins sûrement un air, surtout si vous préférez les œuvres de Tchaikovsky. Ce dernier réutilisera en effet les délicats couplets de Laurette, « Je crains de lui parler la nuit » pour illustrer la nostalgie de la vielle comtesse de la Dame de pique. Un air que la regrettée Christiane Eda-Pierre a enregistré dans sa version originale avec l’Academy of Saint Martin in the fields et Neville Marriner. Une belle occasion de rendre hommage à cette très grande artiste.

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