Forum Opéra

Récital Delphine Galou — Beaune

arrow_back_iosarrow_forward_ios
Partager sur :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
Spectacle
6 juillet 2014
Alto de chambre aux Hospices

Note ForumOpera.com

2

Infos sur l’œuvre

Détails

Delphine Galou, contralto

Airs d’opéras et d’oratorios

Antonio Vivaldi

Ouverture (L’Olympiade)

Georg Friedrich Haendel

« Gia che morir non posso » (Radamisto)

« Quando mai, pietate sorte » (Radamisto)

« Vano amore » (Alessandro)

Antonio Vivaldi

Concerto pour flûte traversière (RV 434 opus 10 n°5)

Georg Friedrich Haendel

« Cara sposa » (Rinaldo)

Antonio Vivaldi

« D’un bel viso » (L’Incoronazionne di Dario)

Concerto pour violon (Il grosso Mogul)

« Ti sento, si, ti sento » (La Costanza trionfante)

« Cosi sol nel Aurora » (Sérénade La Senna festegiate)

Concerto per flautino (RV 443)

« Nox Obscura tenebrosa » (Juditha triumphans)

« Nel profondo Cieco Mondo » (Orlando furioso)

Ensemble les Ambassadeurs

Direction musicale

Alexis Kossenko

Festival de Beaune, Hospices Salle des Pôvres

Dimanche 6 juillet, 21h

Quelle surprenante irruption que ces airs belliqueux dans la Salle des Pôvres des Hospices de Beaune ! Sans nul doute, les lamentos et les arias éthérées correspondent mieux à l’esprit de ce lieu émouvant pieusement préservé depuis le XVe siècle. D’autant que si la technique vocale de Delphine Galou lui autorise certains airs de bravoure, c’est surtout dans la déploration et la douceur que s’épanouit son alto velouté.

Disons-le d’emblée, la cohérence de ce récital est à attribuer à l‘ensemble Les Ambassadeurs qui joue avec brio sur instruments d’époque sous la direction de son fondateur Alexis Kossenko, chef-flutiste de grand talent. Non seulement, ces musiciens inspirés, issus de toute l’Europe, entourent fraternellement la chanteuse, mais leurs intermèdes comptent parmi les meilleurs moments de la soirée. En particulier le Concerto de Vivaldi en fin de première partie où Alexis Kossenko brille à la flûte traversière et où la violoniste virtuose bulgare Zefira Valova se montre éblouissante dans sa partie en solo. Si bien que c’est cette dernière qui remportera nettement la palme à l’applaudimètre au moment des saluts finals.

Cordes et clavecin officient devant l’autel de la ravissante chapelle ouverte sur la vaste salle où est assis le public. De part et d’autre, demeurent les deux rangées d’alcôves en chêne, garnies de rideaux rouges et surmontées de croix ; dans chacune, un lit en bois avec draps blanc et gros édredons rouges où les malades d’antan recevaient individuellement les soins administrés aux indigents par la communauté soignante.

Dans la partie légèrement surélevée qui délimite les deux espaces, accueillie par le chef, la cantatrice vient se placer devant l’orchestre — un peu coincée au bord de la marche. La première aria de Zenobie (Radamisto) « Gia che morir non posso » lui permet de chauffer sa voix avec des vocalises soigneusement exécutées tandis que la seconde « Quando mai, pietate sorte » convient bien à son timbre suave. Les rôles titre d’Alessandro  et de Rinaldo, écrits pour castrats, s’avèrent sensiblement au-dessus de ses moyens ; « Vano amore » et « Cara sposa » sont chantés correctement, sans plus.

Après un court entracte où le public reste dans la salle, le Prêtre roux règne en maître sur la programmation. Dans Argene (L’incoronazione di Dario), Zelinda (La Constanza trionfante), la Vertu (La Senna festeggiante) et Holopherne (Juditha triumphans), Delphine Galou gratifie le public d’un chant délicat où vocalises légères, bien rythmées, et jolies descentes chromatiques dans le medium se succéderont. Dommage que le « Nel Profondo »  d’Orlando furioso  la mette à nouveau sur la corde raide.

Dommage surtout qu’elle soit restée, la plupart du temps, accrochée  à ses partitions. Ce qui privait le public de son beau regard bleu-vert. Deux bis bien choisis : Pour Haendel, « Del mar fra l’onde » d’Aci, Galatea e Polifemo ; pour Vivaldi : « Sol da te » d’Orlando furioso, occasion d’un beau dialogue avec la flûte, la font néanmoins chaleureusement applaudir.

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.

Note ForumOpera.com

2

Note des lecteurs

()

Votre note

/5 ( avis)

Aucun vote actuellement

Infos sur l’œuvre

Détails

Delphine Galou, contralto

Airs d’opéras et d’oratorios

Antonio Vivaldi

Ouverture (L’Olympiade)

Georg Friedrich Haendel

« Gia che morir non posso » (Radamisto)

« Quando mai, pietate sorte » (Radamisto)

« Vano amore » (Alessandro)

Antonio Vivaldi

Concerto pour flûte traversière (RV 434 opus 10 n°5)

Georg Friedrich Haendel

« Cara sposa » (Rinaldo)

Antonio Vivaldi

« D’un bel viso » (L’Incoronazionne di Dario)

Concerto pour violon (Il grosso Mogul)

« Ti sento, si, ti sento » (La Costanza trionfante)

« Cosi sol nel Aurora » (Sérénade La Senna festegiate)

Concerto per flautino (RV 443)

« Nox Obscura tenebrosa » (Juditha triumphans)

« Nel profondo Cieco Mondo » (Orlando furioso)

Ensemble les Ambassadeurs

Direction musicale

Alexis Kossenko

Festival de Beaune, Hospices Salle des Pôvres

Dimanche 6 juillet, 21h

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

This be her Verse, par Golda Schultz et Jonathan Ware

La parole aux femmes
CDSWAG

Le Bourgeois Gentilhomme

Un gentilhomme en fête
CDSWAG

Debussy La Damoiselle élue

Lignes claires
CDSWAG

Les dernières interviews

Stanislas de Barbeyrac : « Il y aura peut-être un jour Tristan, si je suis sage »

Interview

Questionnaire de Proust – Sophie Koch : « Christian Thielemann compte beaucoup pour moi »

Interview

Sophie Koch : « Aborder Isolde, c’est être devant l’Everest »

Interview

Les derniers dossiers

Questionnaire de Proust

Dossier

Les grands entretiens de Charles Sigel

Dossier

Philippe Boesmans (1936 – 2022)

Dossier

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Die Frau ohne Schatten – Baden-Baden

Le rêve de l’enfant
Kirill PETRENKO, Elza VAN DEN HEEVER
Spectacle

Test je peux pas publier 2 mais après oui

Spectacle

Test Editeur modifier sans relecture nécessaire

Spectacle

INSTANT LYRIQUE Alexandre Marcellier, Marie-Andrée Bouchard-Lesieur — Paris (Opéra Comique)

Les servantes écarlates
Marie-Andrée BOUCHARD-LESIEUR, Yoan BRAKHA, Alexandra MARCELLIER
Spectacle