Forum Opéra

Questionnaire de Proust – Alberto Miguélez Rouco

arrow_back_iosarrow_forward_ios
Partager sur :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
Interview
5 mars 2022
Questionnaire de Proust – Alberto Miguélez Rouco

Infos sur l’œuvre

Détails

Lauréat du dixième Jardin des Voix et membre de l’Académie Jaroussky, Alberto Miguélez Rouco s’est aussi déjà produit sous la direction de Christophe Rousset (La Divisione del Mondo de Legrenzi) et de René Jacobs (Orpheus de Telemann, Johannes Passion) qu’il retrouvera cette saison à la Philharmonie de Paris (Israel in Egypt de Haendel). Non content de posséder un alto moelleux et incroyablement naturel, Alberto Miguélez Rouco dirige également l’ensemble Los Elementos, qu’il a co fondé en 2018. Après avoir enregistré Vendado es Amor, no es ciego, une zarzuela de José de Nebra inédite au disque, il vient de sortir un premier album solo consacré à un répertoire splendide et méconnu : des cantates sacrées en langue espagnole qu’il a lui-même transcrites (Corselli, Nebra). 


Mon meilleur souvenir dans une salle d’opéra ?

C’est une question difficile, mais je pense qu’un des meilleurs moments, ce fut de chanter la Partenope de Haendel avec William Christie à La Coruña, ma ville, entouré par toute ma famille et mes amis.

Mon pire souvenir dans une salle d’opéra ?

Quand j’ai failli tomber d’un immense escalier durant La divisione del mondo à Strasbourg.

Le livre qui a changé ma vie ?

Je suis définitivement un grand fan de Harry Potter, dont j’ai lu tous les livres à plusieurs reprises. 

Le chanteur mort que je voudrais ramener à la vie pour chanter avec ?

Il y en aurait beaucoup, mais je serais vraiment très heureux si je pouvais simplement écouter les interprètes des zarzuelas espagnoles que je recrée. 

Mon plus grand moment de grâce dans un musée ?

Lorsque j’ai pu visiter un Louvre quasi vide durant la pandémie.

La ville où je me sens chez moi ?

J’aime beaucoup être à Paris pour un projet.

La ville qui m’angoisse ?

Je pense qu’aucune ville ne me donne cette sensation.

Ce qui, dans mon pays, me rend le plus fier ?

Le fait que nous ayons un vaste héritage musical dont l’essentiel est à redécouvrir.

Le metteur en scène dont je me sens le plus proche ?

J’ai vraiment apprécié de travailler quelques mois avec la metteure en scène suédoise Jetske Mijnssen. 


Alberto Miguélez Rouco © Susanna Drescher

Mon pire souvenir avec un chef ?

Lors d’une audition, lorsqu’on m’a demandé de reprendre une quarte plus haute une aria que je chantais.

Si j’étais une symphonie ?

J’adore la 8e de Mahler, que j’ai eu la chance de chanter lorsque j’étais enfant. 

Et une sonate ?

La Sonata sopra Sancta Maria de Monteverdi, qui n’a bien sûr rien à voir avec ce que nous appellons ajourd’hui une « sonate ».

Et un quatuor à cordes ?

N’importe lequel de Mozart.

Si je devais chanter à mes propres funérailles, quel serait le dernier extrait ?

Le Recordare du Requiem de Mozart. 

Le chanteur du passé qui me rend fou ? 

Maria Callas.

Le chanteur du présent qui me rend fou ?

Teresa Berganza (elle est toujours en vie ;))

Si j’étais un personnage de Harry Potter ?

Un des jumeaux Weasley.

Le compositeur auquel j’ai envie de dire « mon cher, ta musique n’est pas pour moi » ?

En général, la musique contemporaine n’est pas pour moi.

Si j’étais un Lied ou une mélodie ? 

Du bist die Ruh.

Mon pire souvenir historique des 30 dernières années ?

Définitivement, ces deux années de pandémie. 

Le rôle que je ne chanterai plus jamais ? 

Tout rôle qui n’est pas dans mes capacités. 

Ma devise?

Poco a poco.

 

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.

Infos sur l’œuvre

Détails

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

This be her Verse, par Golda Schultz et Jonathan Ware

La parole aux femmes
CDSWAG

Le Bourgeois Gentilhomme

Un gentilhomme en fête
CDSWAG

Debussy La Damoiselle élue

Lignes claires
CDSWAG

Les dernières interviews

Stanislas de Barbeyrac : « Il y aura peut-être un jour Tristan, si je suis sage »

Interview

Questionnaire de Proust – Sophie Koch : « Christian Thielemann compte beaucoup pour moi »

Interview

Sophie Koch : « Aborder Isolde, c’est être devant l’Everest »

Interview

Les derniers dossiers

Questionnaire de Proust

Dossier

Les grands entretiens de Charles Sigel

Dossier

Philippe Boesmans (1936 – 2022)

Dossier

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Se réinventer ou mourir : l’opéra face à son destin

Actualité

Saison 2023-24 : les programmes

Les programmes 2023-24 des principales institutions lyriques de France, d’Europe et au-delà
Actualité

Stanislas de Barbeyrac : « Il y aura peut-être un jour Tristan, si je suis sage »

Interview

Questionnaire de Proust – Sophie Koch : « Christian Thielemann compte beaucoup pour moi »

Interview