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Festival d’opéra de Jérusalem

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Enquête
11 juillet 2016

Infos sur l’œuvre

Détails

Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main soit effacée et que ma langue se colle à mon palais … L’invite biblique vaut aussi pour la musique. Dépourvue d’une tradition lyrique comparable à celle de Tel Aviv, la capitale israélienne a décidé de saisir le taureau par les cornes en créant son propre festival d’opéra. De taille encore modeste, la manifestation témoigne cependant de l’ambition culturelle de la ville, qui veut définitivement casser son image de cité austère, en proie aux tensions politiques et à la violence. Pour cela, quel meilleur outil que l’opéra ?


Lieux : Les spectacles de grande ampleur ont lieu à la Sultan’s Pool, au pied des remparts de la vieille ville. Il s’agit d’un des sites les plus pittoresques de Jérusalem. Contrairement à ce que suggère son nom anglais, il ne s’agissait pas d’une piscine, mais d’un lieu utilisé par les Ottomans pour stocker de l’eau potable. Aménagée avec goût, elle permet aujourd’hui d’accueillir 6 000 personnes. Mais un des maîtres-mots du festival est la décentralisation : des représentations plus intimes ont donc lieu dans d’innombrables lieux de la vielle ville. Citons le musée d’art juif italien, ravissante bâtisse de 1887, bâtie par un architecte allemand, et qui mélange curieusement les styles gothiques et mauresques. Le Musée d’Israël et son architecture ultra moderne offrent un cadre plus minimaliste. Encore plus original : le cinéma Yes Planet de Jérusalem, plus gros complexe du genre, abrite les spectacles destinés au jeune public.

Dates : en général la deuxième quinzaine de juin. Cette année, le festival a eu lieu du 22 au 26 juin.

Site Web : jerusalem-opera.com

Année de création : 2015

Principe fondateur : Le festival s’inscrit dans un contexte éminemment symbolique. Pour Jérusalem, il s’agit de faire d’une pierre deux coups. D’abord s’affirmer par rapport à sa rivale israélienne, Tel Aviv, qui a longtemps concentré toute l’activité lyrique du pays. Ensuite, montrer que Jérusalem s’ancre définitivement du côté de la modernité et de l’Occident, dont l’opéra est un symbole artistique. Cependant, la communication mise en place par les organisateurs, ainsi que les interventions nombreuses du maire de Jérusalem, qui est très impliqué dans l’événement, soulignent que le festival est ouvert à tous les habitants de la ville, Juifs ou Arabes, laïques ou religieux, … Dans une ville aussi divisée, l’initiative mérite d’être saluée, en ce qu’elle place de grands espoirs dans la culture comme vecteur de paix.

Répertoire : Le Festival, tel qu’il existe aujourd’hui, n’en est qu’à sa seconde édition, il est trop tôt pour parler de répertoire. Il est cependant clair que les titres italiens seront privilégiés : La Traviata en 2015, Rigoletto en 2016, Nabucco en 2017, c’est du 100 % Verdi. Cependant, les organisateurs ont déclaré leur intention de programmer d’autres œuvres en rapport avec la culture juive, comme Samson et Dalila, ou les oratorios de Haendel.

Histoire : Elle reste à écrire.

Conditions techniques : Mesurant 169 mètres de longueur, 67 mètres de largeur et 12 mètres de profondeur, la Sultan Pool est le plus grand auditoire en plein air de Jérusalem. La taille des lieux nécessite une sonorisation. Celle-ci est réalisée avec goût, et se fait bien vite oublier, surtout que les ingénieurs du son l’adaptent en permanence aux conditions réelles du spectacle.  Le lieu est également utilisé pour des concerts pop ou rock.

Meilleures places : les meilleures places sont situées au parterre, mais les gradins ne sont pas à dédaigner, et la configuration des lieux fait qu’aucune place n’est réellement mauvaise. Il faut juste éviter d’être trop près d’un des hauts-parleurs.

Acoustique : dépend de la tolérance du mélomane au principe de la sonorisation.

Tarifs : De 20 à 60€ pour les soirées à la Sultan Pool. Les concertes décentralisés coûtent de 12 à 20€. Pour les opéras à destination des enfants, tarif unique à 12€. Ces prix très démocratiques sont permis grâce au soutien du gouvernement israélien, soucieux de promouvoir l’image de la ville.

Le bémol : Les Israéliens n’étant guère connus pour leur ponctualité, les représentations commencent presque toujours avec 20 minutes de retard.

Le dièse : voir les étoiles s’allumer dans le ciel en écoutant le quatuor de Rigoletto, tout en ayant une vue sur la vieille ville et ses pierres aux couleurs si typiques, c’est quand même pas trop mal. La programmation à destination des jeunes compte également parmi les points forts du festival. En 2016, c’est pas moins de deux opéras qui sont retaillés sur mesure pour les têtes blondes : La Flûte enchantée de Mozart et Cenerentola de Rossini

Accessibilité : la plupart des lieux de concert sont de plain-pied, donc accessibles.

Toilettes : Installées dans du préfabriqué, elles offrent néanmoins un niveau de confort et de propreté acceptables

Vestiaires : totalement superflus étant données les températures dans les collines de Judée au mois de juin.

Accès : Jérusalem n’a pas d’aéroport international. Il faut atterir à Tel Aviv, et ensuite prendre un taxi/bus, qui mettra un peu moins de 50 minutes pour couvrir la distance entre les deux villes.

Points d’intérêt touristique proches : Parcourir Jérusalem, c’est se promener à travers les millénaires comme dans aucune autre cité. Des fondations construites par David au Temple de Salomon, en passant par les merveilles de la période omeyyade, mamelouke ou ottomane, jusqu’aux délires architecturaux des européesn au 19e siècle. Il ne faut pas oublier non plus la Jérusalem moderne, illustrée notamment par le bâtiment de la Knesset. Point commun à toutes ces constructions : la couleur des pierres, qui confère à l’ensemble une uniformité impressionnante.

Où se restaurer ? Abondance de petits endroits sympathiques, avec une cuisine aussi variée que possible, le pays ayant accueilli diverses vagues d’immigration. On avoue toutefois une tendresse particulière pour l’Eucalyptus (14, Hativat Yerushalayim) qui propose une cuisine biblique, avec hysope, lentilles, et autres veaux gras. Le chef a l’habitude de venir salur les hôtes à leur table, et vaut à lui seul le déplacement. Le restaurant est à un jet de pierre de la Sultan Pool.

Où dormir ? Aux portes de la vieille ville, le Citadel of David offre des chambres spacieuses, des équipements derniers cris et surtout une piscine avec une vue imprenable. Indispensable pour se remettre des moiteurs de la ville à cette période de l’année.

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