Forum Opéra

Décès de Gianna Rolandi

Partager sur :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
Brève
23 juin 2021
Décès de Gianna Rolandi

Infos sur l’œuvre

Détails

Le soprano américain s’est éteint le 20 juin dernier, à l’âge de 68 ans. Sa carrière fut essentiellement américaine. Finaliste des Metropolitan Opera auditions en 1974, elle débute en 1975 au New York City Opera dans le rôle d’Olympia des Contes d’Hoffmann, aux côtés du jeune Samuel Ramey. Un peu plus tard, elle y chante également Zerbinetta dans Ariadne auf Naxos. Les saisons suivantes, elle incarne Susanna, Rosina (version soprano avec contre fa !), Gilda, la Reine de la Nuit, Cleopatra dans Giulio Cesare, Lakmé, Marie de La Fille du Régiment, Elvira d’I Puritani, Lucia di Lammermoor, mais aussi des rôles moins classiques comme celui la Reine de Chemakha dans Le Coq d’or ou la Petite Renarde rusée. Elle chante relativement peu au Met (17 représentations et 2 concerts), mais l’institution était connue pour bouder les stars du NYCO voisin.

Les passionnés européens la découvre au milieu des années 80 grâce à un disque « privé » édité par Legendary Recording, où elle côtoie Ashley Putnam et June Anderson.

En Europe, elle chante à Genève, Turin, Pesaro (Mosè in Egitto en 1985), Glyndebourne (Zerbinetta, Susanna, Zdenka, Constanze, Despina). Gianna Rolandi épouse le chef d’orchestre Andrew Davis en 1989, avec lequel elle aura un fils, et disparait progressivement des scènes pour se consacrer à l’enseignement à Chicago où son époux est directeur musical puis chef d’orchestre principal du Lyric Opera.

Gianna Rolandi était dotée de beaux moyens vocaux et d’une technique impeccable. Son timbre était quelque peu impersonnel mais son abattage scénique pouvait être impressionnant comme en témoigne l’air de Clorinda1 extrait de La Cenerentola, généralement coupé (on comprend pourquoi).

 
 
1. L’air n’est pas de la plume de Rossini mais de son collaborateur Luca Agolini qui composa, outre des récitatifs, trois airs : « Vasto teatro è il mondo » pour Alidoro à l’acte I, le chœur « Ah, della bella incognita » et « Sventurata! » pour Clorinda à l’acte II.

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
Gianna Rolandi en Lucia di Lammermoor en 1985 ©  Seattle Opera

Infos sur l’œuvre

Détails

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

This be her Verse, par Golda Schultz et Jonathan Ware

La parole aux femmes
CDSWAG

Le Bourgeois Gentilhomme

Un gentilhomme en fête
CDSWAG

Debussy La Damoiselle élue

Lignes claires
CDSWAG

Les dernières interviews

Stanislas de Barbeyrac : « Il y aura peut-être un jour Tristan, si je suis sage »

Interview

Questionnaire de Proust – Sophie Koch : « Christian Thielemann compte beaucoup pour moi »

Interview

Sophie Koch : « Aborder Isolde, c’est être devant l’Everest »

Interview

Les derniers dossiers

Questionnaire de Proust

Dossier

Les grands entretiens de Charles Sigel

Dossier

Philippe Boesmans (1936 – 2022)

Dossier

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Radio Classique décerne ses trophées 2023

Brève

Pas de salaire au Mai musical florentin

Brève

Le concours La Maestra ouvre ses inscriptions

Brève

Coupes au Royaume-Uni : dissolution des BBC Singers

Brève