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« Alienati » à Novara, le premier opera en smart working au temps du Coronavirus

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Brève
23 avril 2020
« Alienati » à Novara, le premier opera en smart working au temps du Coronavirus

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Novara (Italie) Peut-on imaginer une œuvre théâtrale sans se rencontrer, sans bouger de chez soi et, finalement, sans même répéter ? Le problème des nouvelles productions à l’époque du coronavirus tourmente tous les théâtres. En Italie, le Teatro Coccia de Novare, le deuxième plus important du Piémont après le Regio de Turin, a pensé que le confinement n’était pas une raison suffisante pour arrêter la machine de production. La directrice générale Corinne Baroni (l’une des nombreuses femmes en charge des théâtres et festivals italiens) a réuni une équipe de compositeurs, d’écrivains et de chanteurs et a annoncé la naissance de « Alienati », le premier opéra en « smart working » au temps du coronavirus. Tout est nouveau: le sujet, la mise en scène, la musique. Cinq compositeurs italiens (Federico Biscione, Alberto Cara, Cristian Carrara, Federico Gon et Marco Taralli) ont mis en musique à dix mains le livret de Vincenzo De Vivo sur le sujet de Stefano Valanzuolo. « Alienati » est l’histoire d’un groupe de personnages à qui on demande, en raison d’une invasion – naturellement étrangère – de rester chez eux. Les piliers de l’histoire sont le psychologue qui tient sous son contrôle la vie d’une nutritionniste végétalienne avec des lampes au sel ayurvédiques allumées 24h / 24, toujours stressée et trompée, à son insu, par son mari; un voleur en crise faute de travail et en quête d’évasion (dans tous les sens); une très belle femme célibataire constamment à la recherche d’une âme sœur. Ces personnages partagent leur vie en vidéo avec une mère célibataire insatisfaite, un musicien réduit à organiser des concours de chant en flashmobs dans son immeuble, un chef et enfin un avocat manzonien, le Dr Garbugli. Des noms de luxe figurent dans le casting choisi par le Teatro Coccia: Daniela Barcellona (la nutritionniste) et Barbara Frittoli (la belle célibataire) s’y distinguent, accompagnées (à distance) de Nicola Ulivieri (le voleur), Roberto De Candia (le chef), Luciano Ganci (le musicien), Alfonso Antoniozzi (le psychologue), ainsi que Davinia Rodriguez et Giorgia Serracchiani. Toutes les prises ont été réalisés indépendamment par chaque artiste depuis chez soi. La metteur en scène Roberto Recchia, également connecté depuis chez lui, a donné des indications précises sur le jeu d’acteur. Pour que rien ne manque, il y a aussi un costumier. Le public pourra interagir avec l’histoire en choisissant cinq fins alternatives. «Je voulais – explique la directrice du Théâtre Corinne Baroni – que les artistes ressentent également la proximité du théâtre, qu’ils comprennent qu’il y a encore moyen d’écrire, de jouer, de chanter. Je sais que cette modalité ne pourra jamais remplacer le caractère unique du spectacle vivant, mais c’est un exemple de la façon qu’a l’art de ne jamais s’arrêter « . Il ne reste plus qu’à s’asseoir sur son canapé en attendant la première. (traduction : SF)

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(c) Corinne Baroni DR

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